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La promesse de Nashoba


Jane Cova a trente-deux ans. Elle est peintre, elle vit en Provence, et elle a un cerveau qui fonctionne autrement. Autiste, elle gère sa vie avec une précision millimétrée : des routines strictes, un atelier impeccablement rangé, et à ses côtés depuis toujours son frère Sébastien, pivot silencieux de son équilibre.

Mais l'inspiration s'est tarie. Les paysages provençaux, les lavandes et les oliviers qu'elle peint depuis des années ne lui parlent plus. Quand John-Jo, ami galeriste québécois, lui propose une commande au Canada, Jane accepte, non sans une longue bataille intérieure contre ses angoisses.

La voilà donc au Québec, hébergée chez Nashoba, un homme d'une cinquantaine d'années, Wendat, peu bavard, pilote d'hydravion, sculpteur de bois à ses heures. Un homme ancré dans ce pays comme ses forêts le sont dans la terre.

Pour Jane, tout est nouveau, tout est déstabilisant : la langue, les odeurs, les espaces, les silences différents. Mais le Québec, ses lacs, ses baleines, ses forêts, et les peuples des Premières Nations qui l'habitent depuis des millénaires, vont peu à peu la saisir. Son œil de peintre s'éveille à d'autres lumières, d'autres textures, d'autres couleurs.

Et entre Jane et Nashoba, lentement, patiemment, à travers maladresses et silences, confiance et découverte mutuelle, se tisse un lien d'une nature inattendue.